Miramont-Sensacq vous accueille au cœur du Tursan, dans le département des Landes, à une dizaine de kilomètres d'Aire-sur-l'Adour. La commune est née en 1844 de la fusion du hameau de Sensacq et de la bastide de Miramont, et elle est aujourd'hui traversée par le Bas, un affluent du Gabas. Ce village rural du Sud-Ouest conserve, entre ses ruelles paisibles, la mémoire d'un passé stratégique et fortifié.
Dès 1274, Miramont-Sensacq connaît un tournant décisif : le roi d'Angleterre Édouard Ier s'empare du château et le transforme en bastide fortifiée, ceinte de remparts et de fossés. Cette mutation confère au site un rôle militaire de premier plan face au Béarn voisin. Un contrat de paréage est alors conclu, octroyant aux habitants une charte de coutumes qui souligne l'autonomie précoce des Miramontois.
Le patrimoine de la commune témoigne d'une occupation bien plus ancienne que la bastide elle-même : des tumuli de la fin de la préhistoire, une villa gallo-romaine, une église et des châteaux médiévaux des XIe et XIIe siècles jalonnent le territoire. Dès le début du XIIe siècle, le baron de Miramont, maître du Tursan, exerce une autorité qui dépasse celle du bourg voisin de Geaune, allant jusqu'à s'opposer à l'évêque d'Aire pour préserver son statut.
En 1305, le roi d'Angleterre attribue au seigneur de Castelnau les revenus et lieux de Miramont ainsi que ceux de Pimbo, bastide voisine ouverte elle aussi à la visite, inscrivant les deux localités dans une même dynamique politique à une période où les possessions anglaises en Aquitaine se redessinent sans cesse.
Aujourd'hui encore, Miramont-Sensacq porte les traces visibles de ce passé de bastide frontalière : vestiges antiques, remparts disparus mais mémoire vivace, et une autonomie médiévale durement acquise par ses habitants.