Tout commence dans l'obscurité. Des planeurs et des avions se dirigent vers Ouistreham à l'est. Les parachutistes de la 6e Division aéroportée britannique ont pour objectif de sécuriser le pont de Ranville (Pegasus Bridge) qui enjambe le canal de Caen. Le Major John Howard et ses hommes accomplissent leur mission avec une précision remarquable, s'emparant du pont en quelques minutes.
À l'aube, la première vague d'assaut embarque vers 5h30, alors que le destroyer norvégien Svenner est coulé par une vedette lance-torpilles allemande au large et que la Royal Navy ouvre le feu sur les positions allemandes. Le bombardement naval prend fin à 7h20 environ.
Ce sont les chars d'assaut spéciaux, 25 au total, dénommés « funnies », qui débarquent en premier. Malgré une navigation rendue difficile par une forte houle, les embarcations atteignent la plage à l'heure prévue. Les tirs allemands fusent. 34 chars amphibies Sherman DD sur 40 parviennent à atteindre le rivage et à assurer une protection à l'infanterie.
L'un des épisodes les plus marquants de la journée est la progression de Lord Lovat et de ses commandos. La 1re Brigade Spéciale de Lord Lovat, comptant dans ses rangs le Commando n°4 avec les 177 fusiliers-marins français du commandant Philippe Kieffer, prend Ouistreham à l'issue de combats de rues meurtriers, puis atteint les ponts de Bénouville et Ranville pour opérer la jonction avec les parachutistes.
En fin d'après-midi, la menace principale vient des blindés. Plus de la moitié de la centaine de chars d'assaut de la contre-attaque de la 21e Division de Panzer sont détruits ou neutralisés. La percée allemande est stoppée net.