Le Phare du Sénéquet est un phare maritime situé sur le rocher du même nom, à environ 3,8 km au large de Gouville-sur-Mer, dans le département de la Manche en Normandie. Construit initialement en 1857 sous forme d'une simple tourelle de balisage sans feu, il a été transformé en véritable phare suite au naufrage de l'aviso L'Antilope en décembre 1858.
L'édifice se distingue par sa construction en pierres apparentes peintes en blanc, avec un soubassement et une lanterne peints en noir.
Bien qu'automatisé depuis 1981 et non gardienné, il reste un repère visuel important pour la navigation sur la côte ouest du Cotentin, face aux îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey.
Histoire et évolution
La transformation du site a été décidée après le naufrage de l'aviso à roues L'Antilope, qui s'est éventré par temps de brouillard près du rocher le 14 décembre 1858 alors qu'il portait secours à un voilier en difficulté. En 1860, la tour originale de 12 mètres a été surélevée de 8 mètres supplémentaires pour atteindre sa hauteur actuelle, et trois étages ont été aménagés, dont deux servant de logement aux gardiens.
Le phare a connu plusieurs évolutions technologiques : électrifié et passant au feu permanent au gaz en 1937, il a été entièrement automatisé en 1981.
Son optique avait été détruite en 1942 avant d'être réparée en 1948. Aujourd'hui, il est alimenté par un aérogénérateur et équipé d'une lampe halogène de 180 W.
Caractéristiques techniques
Le phare culmine à 17 mètres de hauteur (certaines sources indiquent 24 mètres pour la structure totale), avec une élévation de 23 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Sa portée lumineuse est de 13 milles marins (environ 24 km).
Il émet un feu fixe à trois éclats groupés toutes les 12 secondes.
Le rocher est accessible à pied lors des grandes marées basses, permettant aux visiteurs d'approcher l'édifice, bien que le phare lui-même ne se visite pas. Lors des plus hautes mers, environ 18 mètres de la structure restent hors de l'eau.