À la lisière de la Normandie et du Perche, Verneuil-d’Avre-et-d’Iton s’épanouit entre l’Avre et l’Iton, deux rivières dont les eaux, domptées dès le Moyen Âge, dessinent encore de paisibles fossés en eau, qui ceignent le centre historique.
Fondée vers 1120 par Henri Ier Beauclerc, fils de Guillaume le Conquérant, la ville est conçue comme une cité fortifiée stratégique, pour protéger les frontières sud du duché de Normandie. Rapidement renforcée, elle voit s’élever la Tour Grise au XIIe siècle, construite par Philippe Auguste. En 1424, la ville est le théâtre d’un affrontement majeur de la guerre de Cent Ans : la bataille de Verneuil, parfois surnommée la « seconde Azincourt ». Elle repasse sous contrôle français quelques décennies plus tard grâce à un stratagème audacieux mené par un meunier local, Jean Bertin.
Au fil des siècles, Verneuil-d’Avre-et-d’Iton inspire et attire d’autres figures marquantes : Artus Fillon, évêque de Senlis, qui fait ériger la flèche de l’église Sainte-Madeleine au XVIe siècle ; Edmond Demolins, précurseur des pédagogies actives, qui y fonde l’École des Roches ; le peintre fauviste Maurice de Vlaminck, qui s’y installe et peint les paysages alentours.
Aujourd’hui, Verneuil-d’Avre-et-d’Iton, labellisée Petite Cité de Caractère, conjugue dynamisme local et mise en valeur de son patrimoine.
Ses sentiers piétons, ses voies cyclables, ses espaces verts avec les parcs André Faugère et Guillaume‑Le Conquérant renforcent son attractivité.
Son marché du samedi, son abbaye reconvertie en espace culturel, ses fossés médiévaux, son centre vivant et la proximité du Center Parcs témoignent d’une ville qui évolue sans renier son histoire.