Arènes de Dax, temple de la tauromachie dans les Landes


Édifiées en 1913 dans le Parc Théodore-Denis, les Arènes de Dax comptent parmi les sept arènes françaises de première catégorie, aux côtés de celles de Bayonne, Mont-de-Marsan, Nîmes ou Arles. Avec leur façade blanche et leur architecture d'inspiration andalouse, directement influencée par la Plaza de Toros de Séville, elles constituent aujourd'hui les plus grandes arènes des Landes. Chaque été, elles accueillent corridas, novilladas et Grand concours de courses landaises à l'occasion des Fêtes de Dax, avant de retrouver, le reste de l'année, une vocation culturelle plus large avec concerts et spectacles.
Des arènes en bois aux arènes de béton
La tradition tauromachique dacquoise remonte au Moyen Âge, avec des lâchers de taureaux organisés dans les rues, avant que la pratique ne soit officiellement encadrée en 1784 par le gouverneur de Guyenne, à condition que l'espace soit "clos et fermé de barrières". Les premières arènes en bois, en forme de fer à cheval, s'installent alors place de la Course. Agrandies en 1890 puis en partie détruites par un incendie en 1908, elles restent pourtant en service jusqu'en 1912. Le 14 février 1911, le conseil municipal de Dax vote la construction d'arènes permanentes en ciment armé, confiée à l'architecte montois Albert Pomade, qui s'inspire directement du modèle sévillan. Inaugurées le 10 mai 1913 par le maire Octave Lartigau, elles comptent alors 5 500 places.
Un agrandissement mené tambour battant en 1932
En 1932, le succès des courses landaises est tel que plus aucune place n'est disponible dix jours avant les festivités estivales. Le maire de l'époque, Eugène Milliès-Lacroix, relève alors un pari audacieux : rehausser d'un niveau de gradins l'ensemble de la structure avant l'événement. Charpentiers et menuisiers travaillent le bois sans relâche pendant dix jours, portant la capacité de 5 500 à 8 000 places. Les arènes conservent depuis cette configuration, devenue leur physionomie actuelle.
Que voir et faire aux arènes ?
La visite passe traditionnellement par la conciergerie, boulevard Paul-Lasaosa, qui donne accès au patio de caballos et à la chapelle des toreros, un lieu de recueillement où les matadors invoquent la protection de la Vierge avant d'entrer en piste. Les arènes furent également les premières en France à disposer d'une infirmerie dotée d'un service chirurgical d'urgence, témoignage du soin apporté à la sécurité des toreros dès l'origine du bâtiment. Aujourd'hui, l'édifice reste avant tout un lieu de spectacle vivant : corridas et Grand concours landais pendant les Fêtes de Dax autour du 15 août, festival Toros y Salsa le deuxième week-end de septembre, mais aussi concerts et manifestations culturelles tout au long de l'année.
Bon à savoir avant de partir
En dehors des périodes d'événements, les arènes sont généralement accessibles librement et gratuitement en semaine et le samedi, sur une plage horaire d'après-midi (à reconfirmer selon la saison). Plusieurs parkings payants et gratuits se trouvent à proximité immédiate, et l'arrêt de bus "Dax-Arènes" est desservi par plusieurs lignes du réseau Couralin. Lors des grands événements taurins, mieux vaut arriver au moins une heure à l'avance, la billetterie restant ouverte jusqu'à une heure après le début du spectacle.






C'est à l'architecte montois Albert Pomade que l'on doit la conception des arènes actuelles, votée par le conseil municipal en 1911 après des décennies de corridas dans des arènes en bois provisoires. Son projet, directement inspiré de la Plaza de Toros de Séville, explique le style andalou qui caractérise encore aujourd'hui la façade blanche du monument.
& légendes
Selon la légende locale, la ville de Dax aurait été bercée jour et nuit par le bruit des scies et des marteaux durant les dix jours de travaux menés en urgence en 1932 pour agrandir les arènes avant les festivités estivales. Un récit qui illustre, au-delà de sa part légendaire, l'ampleur bien réelle du chantier mené pour porter la capacité du site à 8 000 places.
En 1890, alors que l'autorité préfectorale tente d'interdire les courses landaises, un taureau s'échappe des arènes en bois avant d'être maîtrisé dans une rue voisine. Cet épisode a durablement marqué la mémoire locale, au point de donner son nom à la "rue du Toro", toujours utilisé aujourd'hui pour désigner cette artère du centre-ville de Dax.
& coutumes
Avant chaque corrida, les matadors ont pour habitude de se recueillir dans la chapelle des arènes, dédiée à Notre-Dame de l'Espérance (la Macarena), la vierge protectrice des toreros. Ce rituel, hérité de la tradition tauromachique espagnole, reste aujourd'hui un passage obligé pour de nombreux acteurs du spectacle avant d'entrer en piste.

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