Cazères-sur-l'Adour vous accueille au bord de l'Adour, dans les Landes. Contrairement à la plupart des bastides du département, perchées sur des coteaux ou blotties dans les terres, cette cité fluviale a été bâtie directement sur la rive du fleuve, aux côtés d'autres bastides landaises comme Duhort-Bachen ou Montfort-en-Chalosse.
Selon les données actuellement publiées, la bastide aurait été fondée vers 1313-1314 par un contrat de paréage avec l'abbé de Saint-Jean-de-la-Castelle. Ville fortifiée, elle était ceinte d'un mur de terre d'environ 5 mètres de haut et d'un fossé profond, percés de quatre portes : la porte d'Ayre à l'est, la porte de Marsan à l'ouest, la porte du Vignau au nord et la porte de Montagne au sud.
En 1376, Cazères fut le théâtre du dernier affrontement de la guerre de Comminges entre Foix-Béarn et Armagnac, où Gaston Fébus remporta une victoire décisive. L'église, qui dépendait de l'abbaye de Saint-Jean-de-la-Castelle et avait pour saint patron Saint-Barthélemy, conserve un retable en bois doré évoquant la décapitation de saint Jean-Baptiste et le martyre de saint Barthélemy. Sur la place centrale, la halle voyait autrefois les marchands fixer, les jours de foire, le cours des oies maigres et des porcelets.
Le pont métallique qui enjambe l'Adour à Cazères est l'œuvre de l'ingénieur Gustave Eiffel : construit en 1879, il remplace un pont en bois édifié sous Napoléon Ier et détruit en 1875. Ouvert à la circulation en 1880, il s'est vu doter d'une quatrième travée en 1901 et est aujourd'hui classé monument historique.
Aujourd'hui, se promener à Cazères-sur-l'Adour, c'est suivre le tracé en damier d'une bastide fortifiée jusqu'aux rives de l'Adour, où l'ouvrage signé Eiffel prolonge, dans l'acier, l'histoire d'une cité longtemps tournée vers son fleuve.