Sanctuaire maritime certifié Ports Propres pour sa richesse en biodiversité.


Découvrez le Port Saint-Vaast-la-Hougue, un lieu d'exception reconnu comme le troisième plus grand port de la Manche et le premier port normand certifié Ports Propres actifs en biodiversité.
Situé à 8 km au sud de la pointe de Barfleur, ce port de pêche et de plaisance jouit d'une protection naturelle assurée par une longue jetée, offrant un havre de calme face à l'île Tatihou et ses emblématiques Tours Vauban.
Ce site représente un véritable trésor pour la nature et l'histoire maritime de la région.
Le port dispose d'une capacité d'accueil totale de 760 places pour les résidents et de 80 places visiteurs.
Accès
L'accès au bassin à flot est réglementé par une écluse (porte à flots) dont l'ouverture dépend impérativement des marées.
- Fenêtre de tirage : L'entrée est possible 2h15 avant et 3h après la pleine mer (pour un coefficient inférieur à 50).
- Contraintes techniques : Le port est réservé aux bateaux de moins de 35 mètres avec un tirant d'eau maximum de 2,30 mètres.
- Avertissement : En cas de hautes pressions atmosphériques, l'heure de fermeture de la porte peut être avancée.








Lors du Débarquement, Saint-Vaast-la-Hougue détient un record historique méconnu : c'est le premier port de la Manche libéré par les Alliés, le 20 juin 1944, soit deux semaines après le J-Jour.
Libéré par la 4e division d'infanterie américaine, le port est immédiatement remis en état par le génie américain. Dès le 9 juillet, les premiers navires accostent et, en six mois, ce sont plus de 117 000 tonnes d'équipements, de vivres et de carburant qui y sont déchargés pour soutenir l'effort de guerre.
Le 24 septembre 1974, le port assiste à un spectacle inhabituel : le prestigieux paquebot France, alors désarmé et en instance de vente, vient s'y mettre à l'abri d'une violente tempête.
Le navire, dont l'équipage avait pris le commandement pour le protéger, mouille au large de la rade. Cet événement marque l'une des dernières apparitions marquantes du géant des mers français avant son départ définitif pour la démolition.
Une anecdote économique méconnue concerne l'arrivée massive, vers 1860, de 90 bateaux de pêcheurs de Jersey qui s'installèrent « presque à poste fixe » à Saint-Vaast.
Attirés par l'abondance exceptionnelle des ressources (notamment la pêche aux huîtres l'hiver et le trafic de pommes de terre l'été), ces marins étrangers transformèrent le village. Les historiens locaux décrivent cette période comme une « ère de prospérité considérable » où « l'argent circulait à flots », précisant qu'une grande partie des fortunes actuelles du pays trouve son origine directe dans cet afflux soudain de capitaux jersiais.

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Crédits photos :Shutterstock, wikimédiacommons
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