Montagnes et massifs
La Rhune
L’océan, les Pyrénées et la frontière depuis un même sommet.
- Sare · Pyrénées-Atlantiques (64)
Crédit : @ Jean-Marc DECOMPTE CG 64
Où se situe ce lieu et comment y aller
Sare
Pyrénées-Atlantiques (64) • Nouvelle-Aquitaine
64310 Sare
Contacts
- Train de la RhuneCol de Saint-Ignace, 64310 Sare[email protected]Site officielRéserver en ligne
Le conseil d’Explorissima
Revenir vers le sommet à pied après la table d’orientation
Après avoir repéré la côte et les reliefs depuis la table d’orientation, éloignez-vous volontairement de la gare pendant une dizaine de minutes, puis retournez-vous vers le sommet. Cette courte marche suffit à faire disparaître une partie de l’agitation liée au train et aux ventas. Vous retrouvez les pentes herbeuses, les troupeaux et la silhouette de La Rhune dans son environnement montagnard. C’est le moment où le lieu cesse d’être seulement un panorama : vous voyez à la fois la montagne, ses usages pastoraux et la frontière. Revenez ensuite vers la gare pour la descente ; le trajet prend un autre sens lorsque vous reconnaissez les vallées et la côte que vous venez d’identifier d’en haut.
À 905 mètres, La Rhune réunit dans un même sommet ce que le Pays basque offre rarement dans un seul regard : l’Atlantique, les premiers reliefs pyrénéens et une frontière que l’on franchit à pied entre le Labourd et la Navarre. Son intérêt tient aussi à la manière d’y parvenir. Depuis le col de Saint-Ignace, à Sare, la montée fait apparaître progressivement la côte, les pâturages et les crêtes. Une fois en haut, le panorama n’est qu’une première étape : il faut encore s’éloigner de la gare pour retrouver la montagne.
À huit kilomètres-heure, l’océan arrive d’un coup
Au col de Saint-Ignace, la montagne masque encore l’essentiel du paysage. Le petit train quitte la gare et monte à travers les bois. Les arbres s’espacent, les pâturages s’étendent ; bientôt, un morceau d’océan apparaît derrière une crête. Gardez un œil de ce côté : la côte se découvre à mesure que l’on prend de la hauteur. Depuis 1924, le train gravit la pente à crémaillère, à environ 8 km/h. Cette lenteur fait son charme. On peut suivre un chemin du regard, chercher la baie de Saint-Jean-de-Luz, revenir à un détail aperçu plus bas. Les marcheurs ont davantage à faire : depuis le col, il faut franchir plus de 700 mètres de dénivelé pour gagner le sommet.
La frontière passe entre deux ventas
À l’arrivée, la table d’orientation aide à mettre des noms sur le paysage. Repérez la baie de Saint-Jean-de-Luz, puis Biarritz, plus au nord. Vers le sud-ouest, le rivage se prolonge en Espagne. Retournez-vous : les vallées se creusent entre les crêtes et les montagnes de l’intérieur occupent l’horizon.
La frontière traverse le sommet, entre le Labourd et la Navarre. Quelques pas vous conduisent du côté espagnol, où sont installées les ventas. Autour de la gare, on se croise, on cherche une place pour photographier la côte, on s’attarde en terrasse. Pour profiter du relief, poursuivez un peu votre chemin. Les sentiers quittent ce petit secteur animé et descendent sur les différents versants. Il suffit de s’écarter pour voir combien le sommet se prolonge au-delà des bâtiments.
Les pottoks pâturent sur des cromlechs
Dans les pâturages, les pottoks broutent, parfois tout près du chemin. Leur présence n’est pas garantie et, si vous en croisez, laissez-leur de l’espace : ces petits chevaux vivent en semi-liberté. Les brebis manech occupent elles aussi les pentes. Levez les yeux de temps à autre ; des vautours fauves tournent au-dessus des crêtes, portés par les ascendances.
D’autres présences se devinent moins facilement. Le massif abrite des dolmens, des cromlechs et des tumulus, témoins d’une occupation remontant à la Préhistoire. On peut passer près de ces vestiges sans les reconnaître. Plus récentes, les redoutes sont les restes d’ouvrages fortifiés utilisés lors des conflits de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Sur cette montagne frontalière, les pâturages recouvrent aussi d’anciennes positions militaires.
Un dernier regard avant de repartir
Par temps dégagé, on s’attarde volontiers à chercher les villes de la côte. Avec les nuages, il faut parfois patienter. Une baie disparaît tandis qu’une crête se dégage vers la Navarre ; quelques minutes plus tard, la vue a encore changé. Profitez des éclaircies, même brèves. Avant de rejoindre le train ou d’entamer la descente, regardez une dernière fois vers le col de Saint-Ignace. Le point de départ est maintenant tout en bas.





Le conseil d’Explorissima
Revenir vers le sommet à pied après la table d’orientation
Après avoir repéré la côte et les reliefs depuis la table d’orientation, éloignez-vous volontairement de la gare pendant une dizaine de minutes, puis retournez-vous vers le sommet. Cette courte marche suffit à faire disparaître une partie de l’agitation liée au train et aux ventas. Vous retrouvez les pentes herbeuses, les troupeaux et la silhouette de La Rhune dans son environnement montagnard. C’est le moment où le lieu cesse d’être seulement un panorama : vous voyez à la fois la montagne, ses usages pastoraux et la frontière. Revenez ensuite vers la gare pour la descente ; le trajet prend un autre sens lorsque vous reconnaissez les vallées et la côte que vous venez d’identifier d’en haut.
Préparer la visite
- Adresse : Col de Saint-Ignace, 64310 Sare (gare du train de La Rhune)
- Coordonnées GPS : 43.325, -1.60068
- Accès et stationnement : parkings près de la gare. Camping-car : stationnement pendant l’excursion, sans nuitée sur les parkings du train. Train SNCF : Saint-Jean-de-Luz-Ciboure puis correspondance routière. Bus : réseau Txik Txak. Vélo : accès possible au col, vélos non admis dans le train.
- Tarif : voyage classique aller-retour : 26 € adulte, 18 € enfant de 4 à 12 ans ; gratuit pour les moins de 4 ans.
- Durée de la visite : avec le voyage classique, comptez environ 2 h 30, dont 1 h 10 de train. Pour l’aller ou le retour à pied, ajoutez 2 h à 2 h 30 selon l’itinéraire et votre condition physique.
- Accès PMR : non. L’accès au train et les marches jusqu’au belvédère du sommet ne sont pas compatibles.
- Jeunes enfants : privilégiez le porte-bébé, plus pratique qu’une poussette pour parcourir le sommet.
- Animaux : chiens admis dans le train avec un billet spécifique (6,50 €). À proximité des troupeaux, ils doivent impérativement être tenus en laisse.
- Météo : prévoyez une couche chaude et un coupe-vent. Les conditions au sommet peuvent différer fortement de celles de la côte.
- Langues parlées : anglais, basque, espagnol, français
Équipements et services
- Bar
- Restauration sur place
- Alimentation - point alimentation
- Restaurant
- Boutique
- Ventes à emporter
- Vente de plats à emporter
- Toilettes
- Sanitaires
Météo à Sare
Prévisions Open-Meteo, licence CC BY 4.0.
À voir à Sare et aux alentours
À quelques minutes du départ, Sare aligne ses maisons labourdines autour du fronton. La maison Ortillopitz aide à comprendre l’organisation de l’etxe, la maison traditionnelle basque. Les grottes de Sare mêlent géologie, Préhistoire et mythologie dans le massif d’Atxuria. Un peu plus loin, Ainhoa, village-rue, figure parmi les Plus Beaux Villages de France.
Contacts
- Train de la RhuneCol de Saint-Ignace, 64310 Sare[email protected]Site officielRéserver en ligne
Sources
Nos destinations et expériences sont issues des offices de tourisme, enrichies par nos experts et ambassadeurs locaux.
- Données : Office de Tourisme Pays Basque
- Publication : SIRTAQUI Nouvelle-Aquitaine
- Référentiel : Datatourisme, Explorissima
Contenu enrichi le 11/10/2026.
Composez votre carnet de voyage
Un clic sur le cœur d'un lieu, et il rejoint votre carnet de voyage, à partager avec vos proches avant de partir.
Compte, guides et carnet : gratuits pour les voyageurs.

















